Legio Ordo/Journal de bord

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Journal de bord

Chef de Faction : Tiplish

Jour 1 (20/11/2014 à adapter)

Des piles de paperasses s'amoncelait ici et là tout autour de moi tandis que je rédigeais mes mémoires. Levant le nez du document, le poids des responsabilités m'écrasa soudain tandis que je constatais le nombre de rapport qu'il me restait à consulter et remplir. Chacune de ces piles représentait une de mes fonctions parmi lesquelles s'ajoutait à présent le rôle de chef de faction. Le marché de la redstone était florissant et Providia en était à présent truffé, rendant ainsi la cité aussi dangereuse que le sont ses habitants. J'avais délégué le travail à certains membres triés sur le volet et ils accomplissaient des merveilles. Pourtant, il me fallait toujours être présent et m'assurer de la qualité du résultat.

J'en voulais toujours autant au destin et à Ezëkiel, paix à son âme, qui m'avaient fait sortir de ma paisible vie d’ermite pour une vie de responsabilités et de tourments. Depuis qu'il était parti affronter les créatures du sud et m'avait, sans cérémonie, délégué la faction, je n'avais plus une minute à moi. Impossible de compter le nombre de guerriers que nous avons perdu pour vaincre les horreurs du sud mais nous finîmes par y arriver et même par nous allier avec une nation locale. Il serait trop long d'expliquer comme cela est arrivé. Ce que j'en retiens, c'est une alliance avec un peuple qui fait maintenant parti de la Legio Ordo mais aussi la perte de plus de la moitié de nos effectifs.

Je n'ai eu vent de la bataille finale que par des on-dit, malheureusement, car obligé d'assurer le gestion de Providia. Le dernier message d'Ezëkiel, justement, me demandait de préparer tout ceux qui étaient prêt à se battre pour défendre nos terres. J'organisai alors, pendant un mois complet, un entrainement intensif et une réquisition des ressources pour leur venir en aide. Les pirates joignirent leur flotte et leurs hommes contre une forte somme tandis que je recrutais autant de combattant que possible. Nos plus fidèles membres servirent d'officier et partirent, la fleur au fusil, affronter cette obscure force dont presque aucune information ne filtrait jusqu'ici. Pendant près d'une semaine, j’arpentai les rues désertes du quartier des membres de Providia en allant de ma maison à la bibliothèque où je peinais à trouver un semblant de repos. Parfois, du haut des murailles, j'observais les chemins en espérant voir un message qui m'informerait de la situation. Pourtant, dans mes cauchemars, c'est des vagues de monstres qui arpentaient les routes de Providia, explosant les grilles des entrées, chassant les métèques de leur maison et venant me tuer au sein du château... Je me réveillais en sueur et haletant, les images du rêve défilant à nouveau dans mon esprit.

C'est exactement dix jours après que l'armée fut parti qu'un messager vint m'apporter la lettre qui, malgré sa faible teneur en mots, signifiait tant:

Message à destination du chef de faction :
Victoire de la Legio Ordo. L'armée ennemi est anéanti. Rentrons aussi vite que possible avec une délégation du peuple qui se joint à nos rangs.

Le messager s'avait très bien qui j'étais. S'il me donnait ce message, c'est que j'étais devenu le nouveau chef et que l'ancien ne pouvait plus exercer. Cela me fut confirmer quelques jours plus tard lorsque le gros de troupes rentra. Tout ce que je pus obtenir, c'était qu'Ezëkiel et une petite troupe était parti en mission pour piéger les troupes ennemis dans un goulet d'étranglement. La mission avait réussi puisque cette partie de l'armée ne vint jamais se joindre au combat... mais Ezëkiel non plus. Pour piéger la passe, ils avaient détourner un fleuve qui avait lessiver, au sens propre, l'armée ennemie. Ainsi, lorsqu'un groupe d'éclaireurs vint sur place, il n'y avait plus aucune trace, ni d'Ezëkiel et son groupe, ni de la troupe ennemi. Sujet classé.

En toute conscience professionnelle, j'aurais dû interroger les survivants de l'armée, lister les morts, prévenir leur famille etc... Mais je n'en avais pas eu le courage, et à présent, plus le temps. Une partie de ces tâches fut rempli par d'autres mais je n'ai toujours pas vérifié leu travail. Les jours qui succédèrent au retour de l'armée furent encore plus éreintant que l'attente qui l'avait précédé. L'annonce de notre victoire arriva aux oreilles de nombreux sans factions qui se joignirent à nous et pendant un temps, notre faction fut à nouveau la plus grande d'Harlan.

Aujourd'hui, la paix était revenu en Harlan mais son climat avait changé. Les pirates étaient presque anéantis de part cette guerre et nous pansions encore nos plaies. Providia, quant à elle, devenait plus belle de jour en jour. Les travaux avaient repris avec ardeur et nos coffres croulaient sous les ressources. Pourtant je n'étais pas satisfait.

Ce que j'avais oublié durant mon ermitage, c'est le manque que créé l’absence définitive de ceux qu'on a côtoyé si longtemps. Je suis le dernier de la Legio Ordo d'origine. Dernier gardien d'une idéologie tendant à disparaître mais que je m'efforce de tenir. Je revins au temps présent et, n regardant par ma fenêtre, je vis le soleil déclinant teinter de rouge les environs. Non, pas déclinant, naissant. C'était le petit matin. Ce n'était pas l'heure du déclin de la faction, mais celle d'une nouvelle aube.